Le meeting à la centrale de Gardanne de ce vendredi 13 février marquera une date importante pour toute la CGT. Il permettra de célébrer la victoire des camarades de la centrale, mais aussi de mettre en lumière sept années de lutte exemplaire.

Quand la CGT est force de proposition, qu’elle rassemble toutes ses structures et qu’elle résiste aux logiques du capital, elle démontre la force du collectif, elle démontre que tous nos outils industriels ont de l’avenir.

Menacée de fermeture après la décision dogmatique de l’État d’arrêter le charbon en 2018, la centrale devait devenir une friche industrielle, avec son cortège de licenciements, de plans sociaux et une attaque sournoise contre le statut des industries électriques et gazières (IEG). 

Le syndicat CGT de la centrale a refusé cette fatalité et réfuté l’idée que la transition écologique doive nécessairement être punitive pour les travailleurs.

Le cœur de cette victoire repose sur une contre-proposition industrielle crédible des travailleurs de la centrale et de leur syndicat CGT, synonyme d’avenir industriel et d’emplois : conversion à la biomasse et méthanisation des déchets organiques. 

Une démonstration concrète qu’il est possible de concilier justice sociale, urgence climatique et avenir industriel. Avec à terme, d’autres projets qui suivront.

Par la grève, l’occupation du site, les batailles médiatiques et malgré les pressions et les tentatives de division, la solidarité des travailleurs, le soutien de la Fédération Nationale des Mines et Energie CGT (FNME), de la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT (FNPD), de la confédération, de l’UDCGT13 et de tous les syndicats CGT qui la composent ont permis d’imposer un rapport de force que ni l’État ni l’actionnaire ne pouvaient ignorer.

Aujourd’hui, la centrale redémarre, les projets d’avenir sont engagés, les emplois sont sauvegardés et les camarades injustement licenciés réintégrés. Là où gouvernement et patronat voulaient un désert industriel, il y a des travailleurs, des compétences maintenues et des perspectives d’avenir.

Cette victoire est celle de chaque salarié qui a tenu le piquet sous la pluie, de chaque famille qui a vécu dans l’angoisse mais a soutenu le mouvement et de la CGT qui n’a jamais lâché la barre.

Le 13 février, nous fêterons la survie de la Centrale, mais surtout la preuve vivante que la lutte paie. Nous avons forcé la porte de l’Histoire industrielle de cette région. Gardanne vivra, Gardanne produira et c’est grâce à toute la CGT.

Soyons nombreuses et nombreux présents Vendredi 13 Février 2026 à 11H à la Centrale de Gardanne pour démontrer à l’ensemble de notre classe que « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent » !